Violences verbales et physiques à l'école: l'omerta - Partie 1 -

TDAH (Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité) : Violences verbales et physiques : par qui? pourquoi? Comment ? Décryptage d'un système scolaire / Des témoignages édifiants.


On parle souvent du harcèlement scolaire,tragédie de plus en plus courante ces dernières années,et contre lequel une attention particulière est actée par le Ministère de l'Education Nationale, et c'est tant mieux. Il y a encore beaucoup d'actions à mener en ce sens. Nos enfants avec TDAH sont très souvent confrontés à ce harcèlement, mais le propos de cet article aujourd'hui est tout autre.

Nous traiterons prochainement de ce sujet, mais dans cet article, nous parlerons d'une autre violence dont on ne parle jamais: la violence des adultes envers les élèves avec TDAH.


« La violence des adultes envers les élèves en milieu scolaire est une idée tellement choquante qu'on refuse d'en parler. Mais nier les faits, c'est refuser de changer les choses".

Violences verbales et/ou physiques envers les élèves: par qui?


Posons clairement le cadre: le propos de cet article n'a pas pour vocation de tirer à boulets rouges sur les enseignants. Mais plutôt de reconnaître que nos enfants puissent être violentés, de comprendre pourquoi pouvons-nous en arriver là, et quelles sont les solutions.


Des enseignants bienveillants:

En préambule, il est impératif de parler des enseignants qui permettent à nos enfants d'évoluer favorablement et d'aimer l'école. Ils sont très nombreux.


Deux types de profils semblent se distinguer:

- les enseignants avec une pédagogie adaptée: certains enseignants vont s'adapter à chaque élève, par rapport à sa difficulté personnelle.

Cela demande d'être à l'écoute, attentif, imaginatif, dynamique, et nécessite une énergie considérable car la charge mentale est grande pour chercher à s'adapter sans cesse. C'est un exercice très difficile, qui dépend aussi de la personnalité de chacun, souvent de l'investissement personnel au-delà de ses heures de classe, et dépend aussi du nombre d'élèves dans la classe. Un enseignant ne peut pas adapter sa pédagogie à chaque élève qu'il ait 30 élèves ou 15 élèves dans sa classe,il faut être réaliste.

- les enseignants sensibles aux besoins éducatifs particuliers: ils peuvent être touchés personnellement par un trouble, ou dans leur entourage, ou la rencontre avec un élève concerné les a marqués ou encore pour d'autres raisons: ils vont faire des recherches.

Ils seront à l'écoute des informations données par la famille, ils réaliseront des recherches internet, ils prendront contact avec les structures pouvant les aiguiller sur la compréhension du handicap, sur les aménagements scolaires possibles...

Dans ces 2 situations, tout le monde sera gagnant: l'élève qui se sentira compris et pousser des ailes pour réussir avec des moyens adaptés, l'enseignant qui sera valorisé car son travail sera récompensé par les progrès de son élève, et les autres camarades de classe qui ne subiront pas un climat anxiogène et qui évolueront dans un climat positif.


Les élèves avec TDAH (Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité) fonctionnent beaucoup à l'affectif.

Les choses sont claires: les élèves avec TDAH fonctionnent beaucoup à l'affectif. Ils pourront dépasser leurs limites s'ils se sentent soutenus, valorisés, respectés, compris, pris en compte dans leurs difficultés. A contrario, les enfants seront découragés, perdront l'estime d'eux-mêmes , seront dans la provocation s'ils sont victimes d'injustice, décrocheront scolairement et leurs émotions seront décuplées à l'intérieur d'eux-mêmes comme une cocotte minute: jusqu'à ce qu'ils explosent. Ils peuvent devenir violents, rarement contre les personnes mais plutôt envers les objets qu'ils peuvent abîmer, jeter... ce qui provoquera un climat anxiogène pour tous.

Cette violence qui peut éclater au grand jour, c'est aussi celle qu'ils ressentent à l'intérieur d'eux-mêmes pendant des jours, des mois, des années, mais qui est invisible aux yeux des autres. C'est pourquoi il est urgent d'expliquer ces faits, afin de prévenir ces comportements, nuisibles pour les enseignants, l'élève, et les camarades de classe. Et avant tout, pour l'enfant diagnostiqué TDAH: cette souffrance invisible, mais violente et extrêmement douloureuse, doit être prise en compte urgemment.


La formation des enseignants:

Excepté des formations d'enseignement spécifique, les enseignants ne sont pas formés au TDAH.

La réponse de la Secrétaire d'Etat des personnes handicapées, Madame Sophie Cluzel, en date du 26/09/2018, nous indique au sujet des formations: "A cet égard, 750 personnes du milieu éducatif ont été formées en 2018 dans le cadre de formations croisées avec les professionnels du secteur médico-social et des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH)".

Si nous comptons uniquement le personnel éducatif, sur 861 000 enseignants, cela représente une proportion de 0,09% du personnel éducatif qui a été formé au handicap (tout confondu), alors qu'il y a 5% des élèves diagnostiqués avec TDAH, c'est-à-dire 1 à 2 élève(s) par classe chaque année.

Nous sommes bien loin de ces formations qui nous semblent impératives pour une vraie inclusion scolaire!


Le TDAH méconnu du grand public en France: pourquoi?

"Le diagnostic du professionnel de santé doit être respecté, même si l'enseignant ne comprend pas le trouble ou si le trouble est complexe et invisible, il doit être impérativement pris en compte."

Il s'agit d'un trouble que l'on a encore peur d'évoquer, tellement les jugements sont ancrés, particulièrement en France.

L'obédience psychanalytique est encore très présente en France et, même si la psychanalyse peut convenir à certains, l'expérience des familles dont l'enfant est touché par le TDAH est souvent désastreuse. Il est sans arrêt recherché une cause psychologique ou éducative, et les avancées des sciences cognitives ne sont pas toujours prises en compte.

Il est essentiel d'écarter d'autres causes que le TDAH dans un premier temps; toutefois, il arrive un moment où des indices très nets devraient engager d'autres pistes: celles des troubles du neuro-développement, tels que le TDAH, les DYS, l'autisme... Cela permet de mieux comprendre le comportement et surtout de mettre en place des rééducations et des aménagements scolaires adaptés.

Pourtant, aux Etats-Unis, au Canada, le sujet n'est pas tabou et permet de faire évoluer les mentalités. C'est ce que nous essayons de faire au titre de notre Association: informer, sensibiliser...

Et les enseignants dans tout ça? Eh bien ils ne sont pas différents de tout un chacun!

Les symptômes principaux du TDAH sont: inattention, impulsivité avec ou sans hyperactivité; ça vous rappelle quelque chose ces symptômes? Eh oui, ils peuvent aussi être ceux d'un enfant qui manque de sommeil, regarde sans arrêt les écrans, qu'on laisse tout faire à la maison et à qui on ne donne pas de limites, qui boit du coca à longueur de journée, qui souffre d'une séparation violente entre ses parents, un enfant maltraité, un enfant avec une très forte personnalité etc... bref, toutes ces hypothèses d'origine psychologique ou éducative!

Sauf que... selon notre questionnaire, presque tous les parents informent l'école du TDAH de leur enfant. Alors quoi?

C'est bien là un problème majeur. Les enseignants sont-ils enseignants ou médecins spécialistes? Ou les deux? Si un diagnostic est posé par un médecin tel que neuropédiatre ou pédopsychiatre, c'est qu'il a investigué. En France, la tendance est plutôt au sous-diagnostic comparé à certains pays où il peut y avoir des sur-diagnostics. Alors? Un médecin va-t-il préparer les cours des enseignants? Non? Alors dans ce cas, un enseignant ne va pas refaire un diagnostic: il n'est pas formé ni habilité à le faire. Le diagnostic du professionnel de santé doit être respecté, même si l'enseignant ne comprend pas le trouble ou si le trouble est complexe et invisible, il doit être impérativement pris en compte.

Et c'est à partir de là, si le diagnostic n'est pas respecté, que les événements se corsent...


Décryptage d'un système scolaire inadapté:

Le système scolaire a peu évolué depuis des dizaines d'années en France; le monde s'est pourtant modernisé sur tous les plans. La société a évolué, les enfants aussi. Les élèves sont plus éveillés, plus actifs dans leur vie de tous les jours. Alors, pourquoi l'école a-t-elle très peu changé?

Est-il actuel de maintenir les enfants assis sur leur chaise avec des cours théoriques et peu interactifs?

Il existe des nouvelles écoles, inspirées de Maria Montessori et autres courants.

Il existe aussi, au sein même des écoles publiques, des classes flexibles, avec des ballons, des tables plus hautes permettant aux élèves de travailler debout, où des bureaux -vélos qui permettent d'allier apprentissages, sport et santé... Des cours dispensés à l'extérieur, ou avec une initiation à la méditation, de bienveillance entre élèves etc... Beaucoup d'initiatives qui mériteraient d'être déployées sur tout le territoire, mais je m'égare un peu...

Tout cela pour démontrer qu'il existe des solutions, qui conviendraient aux élèves à besoins spécifiques, mais aussi à tous les autres élèves. Pour ce faire, il faut une volonté politique.

A ce jour, le Ministère de l'Education Nationale nous a indiqué que tout était mis en oeuvre pour une vraie inclusion scolaire...


Comment de telles violences peuvent-elles être déclenchées chez les adultes envers nos enfants?

Nous l'avons vu précédemment:

- les enseignants ne sont pas formés de manière systématique ni sur le trouble, ni sur les aménagements scolaires possibles;

- le TDAH est peu connu du grand public et mal reconnu. Les idées reçues sont nombreuses: les enfants avec TDAH peuvent être vus comme des enfants dérangeants, perturbateurs, mal élevés, dans la lune, n'écoutant pas les consignes. Dans la réalité, ce sont des enfants parfois speeds, mal à l'aise avec la station assise, épris de justice, spontanés et qui ne parviennent ni à maîtriser leurs propos ni les taire, ils sont attirés par tous les stimili extérieurs et ne parviennent pas à hiérarchiser les informations dans leur cerveau.

Cette méconnaissance et incompréhension peuvent mener à des situations dramatiques: les violences verbales et/ou physiques.

Il faut faire preuve de beaucoup de patience envers les personnes touchées par un TDAH. Nous-mêmes, familles, avons également beaucoup de difficultés à gérer ce trouble, et il faut l'avouer. Les prises en charge ne sont pas miraculeuses et il serait nécessaire que le Ministère de la Santé se saisisse également du sujet pour une prise en charge optimale du TDAH. Toutefois, connaître ce trouble, le comprendre, l'apprivoiser, permet de prévenir les dangers de la violence.


Le processus:

Dans certaines situations, l'élève est perçu comme un enfant/jeune mal élevé, provoquant et inattentif. L'enseignant ne parvient pas à gérer ce type de comportement au sein de sa classe. En effet, même s'il ne faut pas exclure les règles d'éducation classique aux enfants avec TDAH, il serait bienvenu de les adapter au profil de l'élève à besoins spécifiques. D'où l'importance de la formation systématique du personnel encadrant.

L'élève n'entre pas dans les cases, ni dans le moule. L'enseignant peut sévir de plus en plus car les punitions ne fonctionnent pas. L'enfant ne semble pas touché par les remontrances, il peut même en sourire: non pas parce qu'il provoque, mais en réalité parce qu'il est perdu et est en incapacité d'agir autrement. Il comprend les consignes (il n'y a pas de déficience intellectuelle) mais est incapable de les mettre en application. Pour booster sa concentration, l'élève peut aussi s'agiter: c'est sa manière à lui de gérer son trouble.

C'est ainsi que la relation peut se dégrader: l'enseignant a le sentiment que l'élève le provoque/ l'élève a le sentiment d'être incompris et est révolté (=sentiment d'injustice) car il ne se sent pas compris dans ses difficultés; ses efforts ne sont pas visibles car ses difficultés sont invisibles.

Puis l'élève finit par être pris en grippe; comme il est perturbateur, les bêtises lui sont souvent reprochées, même quand il n'est pas fautif. Certains camarades de classe en profitent: comme il est le coupable idéal, on va porter la faute sur lui.

Les aménagements scolaires peuvent ne pas être respectés: les besoins spécifiques de l'élève avec TDAH ne sont pas pris en compte. Il existe des solutions, mais avec le déni du diagnostic, ses besoins ne seront pas compensés. L'élève se sent de plus en plus mal. Il perd l'estime de soi et la confiance envers l'adulte. Et puis, quand la cocotte minute est bien remplie ou pleine, il répond. L'enseignant ne peut pas admettre ce type de comportement. Ce qui se comprend également.

Régulièrement, sur les bulletins de l'élève est inscrit: "manque d'attention, de concentration, aucun effort..."; des punitions tombent: "Je ne dois pas oublier ma trousse" , "je ne dois pas oublier mon cahier de texte"...

Mais au fait...pour un élève qui a une paralysie des jambes, écrit-on sur le bulletin "refuse de se lever, de pratiquer la course à pieds..."? Mes propos vous choquent? Je comprends. Nous, parents, sommes choqués de lire sur les bulletins ou punitions ce qui est la définition-même du trouble de nos enfants.


Témoignage: Théo, 12 ans, TDAH, jeté dans les escaliers par son professeur.

Théo, 12 ans, a été diagnostiqué TDAH+HP+troubles de l’opposition.

"Au moment de son entrée en 4 ème, l’infirmière scolaire organise une réunion à l’attention de ses professeurs afin de présenter Théo, ses troubles et le PAP mis en place en classe de 5ème. Pendant plus d’une heure elle explique, fort bien, le TDAH et ses conséquences, ce qu’il faut faire ou pas au sein d’une classe.

Le professeur principal (Français) est présent ainsi que 3 autres enseignants, ce qui fait peu.

Le premier mois de cours est déjà difficile avec son prof principal : punitions, exclusions de cours, retenues, tout ceci est parfois justifié, mais pas toujours. Il a l’habitude de siffler Théo lorsqu’il l’appelle et lui demande d’aller à la niche (à sa place). A la fin du mois, Théo revient en pleurs car il a eu une très mauvaise note en rédaction: 3/20. Il m’explique qu’il a fait la rédaction en fin de journée et qu’il a eu seulement ¼ d’heure, c’était pour occuper le temps qu’il restait suite à l’élection des délégués de classe.

Je prends rdv avec l’enseignant afin de vérifier les propos de Théo. Il me confirme la version de Théo et me demande : « Madame, votre fils n’aurait-il pas des troubles de l’attention? Car il a eu des difficultés à se concentrer pour faire sa rédaction ! » Surprise, je lui réexplique que Théo souffre de TDAH et que l’infirmière a fait une réunion dans ce sens-là. Il maintient sa note et ne veut entendre parler de rien.

Les mois de galère se poursuivent, les notes de Théo sont catastrophiques dans beaucoup de matières. Le TDAH et l’impulsivité sont très marqués, mais aucun enseignant ne fait rien pour aider Théo malgré la mise en place du PAP. Son prof principal me répond qu’il a assez de jeunes en difficultés et qu’il ne peut aménager du temps pour Théo.

Au mois de mars, Théo est en décrochage scolaire, malgré nos signalements fréquents sur la situation, personne ne bouge. Une fin de journée où Théo a cours de Français, son professeur le sentant agité (le traitement n’est plus efficace en fin de journée) lui donne sans raison, une punition à aller faire chez le CPE durant l’heure de Français. A la fin du cours, Théo remonte dans la classe afin d’expliquer à son prof qu’il n’a pas eu le temps de finir son devoir. L’enseignant, qui est encore avec un petit groupe de la classe, lui dit : « dégage ! ». Théo tente à nouveau de lui parler, mais celui-ci l’ignore. Théo se dirige vers les toilettes, l’enseignant revient vers lui en lui disant à nouveau de dégager. Théo refuse, c’est alors que l’enseignant l’attrape fermement par le col de son sweat et le jette une première fois dans l’escalier. Théo réussit à se rattraper, mais l’enseignant le reprend à nouveau en serrant plus fermement et le jette une deuxième fois, Théo ne réussit pas à amortir la chute et retombe sur les cervicales. Il se relève assez "sonné" par la chute et aussi par la violence du geste de l’enseignant. Celui-ci voyant Théo se relever, part dans une autre direction sans demander si il est blessé ou non. Plusieurs enfants ont été témoins de la scène. Il accompagne Théo à l’infirmerie. Le Directeur du collège est prévenu par l’infirmière. Il me téléphone afin de m’expliquer la situation. Je récupère Théo avec des douleurs aux cervicales et une trace de strangulation au niveau du cou.

En rentrant à la maison, Théo se plaint de fortes douleurs aux cervicales, je décide donc de me rendre au service des urgences afin de passer une radio. Lorsque j’explique au médecin ce qu’il s’est passé, celui-ci s’indigne d’un tel acte mais surtout que personne n’ait appelé les pompiers afin d’immobiliser Théo qui aurait pu avoir une grave blessure suite à la chute. Il me conseille de déposer une plainte et me fait un certificat médical de descriptions des blessures. Théo est immobilisé avec un collier cervical pour huit jours pour une cervicalgie.

Le lendemain, j’appelle le directeur du collège pour l’informer de l’absence de Théo et de mon intention de déposer une plainte auprès du commissariat. Je précise que l’enseignant ne m’a jamais téléphoné pour me présenter ses excuses. J’ai contacté l’inspectrice de l’académie de mon département, qui m’a reçue. Elle est intervenue auprès de l’enseignant, mais il n’a pas eu de sanctions disciplinaires, alors qu’il y avait des témoins.

Ma plainte auprès de la justice a été classée sans suite pour manque de preuves! J’ai donc pris un avocat qui a demandé le dossier au tribunal. Mon avocat m’a fait lire la déposition de l’enseignant qui reconnaît « avoir cédé à la pression »; il y a aussi le témoignage de deux élèves qui confirment les faits ! Alors pourquoi la justice a classé l’affaire pour manque de preuves ??

A l’heure actuelle, nous avons relancé la plainte et mon avocat demande une citation à comparaître en correctionnel, mais sans trop d’espoir que cela aboutisse vers une sanction. Mon avocat m’explique que, dans l’éducation nationale, tout le monde se soutient en cas de problèmes.

C’est ce que nous appelons l’omerta !

Comment faire confiance à l’école lorsque nous leur laissons nos enfants ?"


D'autres témoignages seront publiés très prochainement.

Il est urgent de former, mettre en place et/ou respecter les aménagements scolaires pour les élèves à besoins spécifiques. Nous appelons le Ministre de l'Education Nationale à se saisir de ce sujet de toute urgence et nous tenons à sa disposition pour le rencontrer.

Je vous invite à partager cet article en masse!

Pour que les élèves n'aient plus à subir ces violences. Pour que l'histoire de Théo ne se répète pas.

Pour une égalité des chances pour nos enfants TDAH.

"Nier les faits, c'est refuser de changer les choses."

Pour nous soutenir, signez et partagez notre pétition change.org/EgaliteTDAH


Auteur: Stéphanie JACQUET - Présidente de l'Association TDAH - Pour une égalité des chances


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